Qu’est-ce qu’une banque privée ?
La banque privée est un service, généralement adossé à un groupe bancaire, dédié à la clientèle patrimoniale. Elle propose gestion de portefeuille, crédit, ingénierie patrimoniale et accès à certains placements, à partir d’un seuil de patrimoine. Son positionnement se situe entre la banque de détail, ouverte à tous, et le family office, réservé aux très grands patrimoines.
L’atout principal de la banque privée est la puissance de l’établissement : accès facilité au crédit, y compris le crédit lombard garanti par un portefeuille de titres, ingénierie patrimoniale intégrée, et un interlocuteur dédié, le banquier privé. Sa limite tient au caractère souvent « maison » de l’offre : les solutions proposées émanent fréquemment du groupe, sans comparaison indépendante du marché.
Comprendre le fonctionnement d’une banque privée — ses conditions d’accès, ses avantages, ses frais, ses éventuels conflits d’intérêts — permet de décider en connaissance de cause et de la comparer aux alternatives que sont le CGP indépendant et le family office.
Cette page constitue un guide complet. Elle détaille ce qu’est une banque privée, ses conditions d’accès, ses avantages et ses limites, la question des frais et des conflits d’intérêts, ses différences avec les autres interlocuteurs, et les alternatives indépendantes à considérer selon votre situation.
Les conditions d’accès à la banque privée
Chaque établissement fixe son propre seuil d’entrée, généralement exprimé en avoirs confiés ou en patrimoine global. Dans les faits, ces seuils tournent souvent autour de 250 k€ à 1 M€ d’avoirs confiés selon les enseignes, mais rien n’est figé : au-delà du montant, l’accès dépend aussi de la nature de vos actifs, de vos besoins et de votre profil. Certaines banques communiquent un seuil indicatif, d’autres l’étudient au cas par cas.
Le seuil d’accès ne doit pas être le seul critère de décision. Deux banques privées affichant un seuil comparable peuvent proposer des services, des frais et une qualité de suivi très différents. L’important est d’examiner ce que recouvre réellement l’offre, et de la comparer à ce qu’un CGP indépendant pourrait apporter à un niveau de patrimoine équivalent.
Une fois le seuil franchi, un atout distingue nettement la banque privée : l’accès facilité au crédit, et notamment le crédit lombard, ce prêt garanti par votre portefeuille de titres qui permet d’emprunter sans céder vos actifs. C’est souvent ce levier, plus que le seuil lui-même, qui justifie de recourir à une banque privée. Nous y revenons plus bas.
Les repères ci-dessous situent, à titre indicatif, l’interlocuteur souvent adapté selon l’ampleur du patrimoine. Ils ne constituent pas une règle : la complexité de la situation compte autant que le montant.
Repères indicatifs à but pédagogique — il n’existe aucun seuil réglementaire. Chaque établissement fixe ses propres conditions d’accès.
| Type d’établissement | Seuil d’accès indicatif | Ce qu’il recouvre |
|---|---|---|
| Offre patrimoniale d’une banque de réseau | À partir de ~100 k€ – 250 k€ | Un conseiller patrimonial dédié au sein de la banque de détail, avec une offre encore largement standardisée. |
| Banque privée, entrée de gamme | Souvent 250 k€ – 500 k€ d’avoirs confiés | Accès à la banque privée du groupe : gestion conseillée ou sous mandat, premières briques d’ingénierie patrimoniale. |
| Banque privée / gestion de fortune | Souvent 1 M€ et au-delà | Offre complète : ingénierie, crédit lombard, accès à certains marchés privés réservés à la clientèle. |
| Family office | Bien au-delà, plusieurs millions d’euros | Coordination globale et gouvernance familiale : une logique distincte, sans rapport avec le seuil d’une banque privée. |
Banque privée ou CGP indépendant ?
La banque privée propose ses propres solutions, avec l’assise d’un groupe et un accès facilité au crédit. Le CGP indépendant, à l’inverse, compare plusieurs fournisseurs et construit une recommandation neutre, au prix d’un accès au financement généralement assuré via des partenaires. Le choix dépend de l’importance que vous accordez à l’indépendance et à la comparaison du marché.
Ces deux approches ne s’excluent pas : de nombreux patrimoines combinent l’indépendance du CGP et les moyens de la banque privée. Pour approfondir, consultez notre comparatif détaillé, qui met face à face les avantages et les limites de chaque option, avec des cas pratiques.
Banque privée ou family office ?
Le family office va au-delà de la banque privée en coordonnant l’ensemble du patrimoine familial et sa gouvernance, souvent via une structure dédiée. Là où la banque privée exécute et propose des solutions financières, le family office définit la stratégie, coordonne les intervenants et conserve une vision consolidée.
Les deux peuvent d’ailleurs se compléter : un family office s’appuie souvent sur une ou plusieurs banques privées qu’il sélectionne et supervise. Le family office s’adresse toutefois à des patrimoines nettement plus élevés que le seuil d’accès d’une banque privée.
| Critère | Banque privée | CGP indépendant | Family office |
|---|---|---|---|
| Indépendance | Produits maison | Élevée | Très élevée |
| Accès au crédit | Intégré (lombard) | Via partenaires | Selon la structure |
| Périmètre | Bancaire/financier | Global | Global et familial |
| Seuil d’accès | Élevé | Faible | Très élevé |
| Gouvernance | Limitée | Variable | Centrale |
- + Accès au crédit et au financement (lombard)
- + Assise et solidité d’un groupe bancaire
- + Ingénierie patrimoniale intégrée
- + Interlocuteur dédié
- + Accès à certains placements
- – Offre souvent « maison »
- – Seuil d’accès élevé
- – Frais parfois importants
- – Conflits d’intérêts potentiels
- – Rotation possible du conseiller
Les services d’une banque privée
Au-delà de la gestion de portefeuille, la banque privée propose un ensemble de services qui justifient son positionnement. En voici les principaux, sachant que leur étendue varie d’un établissement à l’autre.
Conseil ou gestion sous mandat, selon un profil de risque défini.
Accès facilité au crédit, dont le crédit lombard garanti par les titres.
Structuration, fiscalité et transmission, souvent en interne.
Certaines solutions, dont des marchés privés, réservées à la clientèle.
Un banquier privé qui connaît votre situation.
Assurances, conciergerie ou services spécifiques selon les établissements.
Frais, produits et conflits d’intérêts potentiels
Comme pour tout intermédiaire, l’examen de la structure de frais est essentiel. Une banque privée peut appliquer des droits d’entrée, des frais de gestion annuels, des commissions de mouvement et des frais propres aux supports. Leur accumulation pèse sur la performance nette dans la durée, parfois de manière significative.
La question des conflits d’intérêts mérite une attention particulière. Lorsqu’une banque distribue ses propres produits, elle peut être incitée à les privilégier, indépendamment de leur adéquation. Ce n’est pas une fatalité — les obligations réglementaires encadrent ces pratiques — mais cela justifie de comparer les solutions proposées avec celles du marché.
Le bon réflexe consiste à demander le détail des frais, poste par poste, et à s’interroger sur la provenance des produits recommandés. Une banque privée transparente répond à ces questions sans réticence. La comparaison avec une offre indépendante permet, en outre, d’apprécier la compétitivité réelle des conditions proposées.
Illustration qualitative du poids relatif des postes de frais ; ne représente pas des montants.
L’alternative à la banque privée
La banque privée n’est pas la seule voie pour un patrimoine important. Un CGP indépendant ou un multi-family office peut offrir une approche globale et indépendante, parfois plus accessible et plus neutre. L’essentiel est d’aligner l’interlocuteur avec vos objectifs et votre exigence d’indépendance.
Le CGP indépendant apporte la comparaison du marché et une relation durable, sans le seuil d’accès élevé d’une banque privée. Le multi-family office ajoute la coordination et la gouvernance pour les patrimoines les plus élevés. Selon votre situation, ces alternatives peuvent compléter ou remplacer une banque privée.
Le choix ne se résume pas à une opposition : beaucoup de patrimoines combinent plusieurs interlocuteurs — banque privée pour le crédit et l’exécution, CGP ou family office pour la stratégie et l’indépendance. La clé réside dans la clarté des rôles et la transparence des frais de chacun.
Le banquier privé, votre interlocuteur
Le banquier privé est votre point de contact au sein de la banque privée. Il connaît votre situation, coordonne les experts internes (ingénierie patrimoniale, crédit, gestion) et vous accompagne dans vos décisions. La qualité de cette relation est déterminante : elle conditionne la pertinence des propositions et la fluidité des opérations.
Un point de vigilance concerne la stabilité de cet interlocuteur. Dans certains établissements, la rotation des banquiers privés peut nuire à la continuité de la relation et à la connaissance fine de votre dossier. Interroger la banque sur ce point, et sur l’organisation prévue en cas de changement, fait partie des questions utiles avant de s’engager.
Gestion conseillée ou gestion sous mandat
La banque privée propose généralement deux modes de gestion. En gestion conseillée, le banquier vous propose des orientations, mais vous conservez la décision finale. En gestion sous mandat, vous déléguez la gestion à l’établissement, qui décide dans le cadre d’un mandat défini correspondant à votre profil de risque.
Le choix dépend de votre disponibilité, de vos connaissances et de votre souhait d’être ou non aux commandes. Dans les deux cas, la transparence sur les frais et un reporting régulier sont essentiels. La gestion sous mandat, en particulier, doit s’accompagner d’un mandat clair et d’un suivi lisible de la performance et des arbitrages.
La banque privée et le crédit
L’un des atouts distinctifs de la banque privée est l’accès facilité au crédit. Le crédit lombard, garanti par un portefeuille de titres, permet d’emprunter sans céder ses actifs — par exemple pour saisir une opportunité, financer un projet immobilier ou optimiser sa trésorerie. C’est un levier puissant, mais qui comporte des risques.
En cas de baisse de la valeur des titres nantis, la banque peut exiger un remboursement partiel ou des garanties supplémentaires (appel de marge). Le crédit lombard doit donc être utilisé avec prudence et une bonne compréhension du risque. La banque privée apporte ici une valeur réelle, à condition d’en maîtriser les mécanismes.
La banque privée et la fiscalité
La banque privée dispose généralement d’un service d’ingénierie patrimoniale qui accompagne les clients sur les questions fiscales et de transmission : structuration, démembrement, enveloppes fiscalement cadrées, préparation de la succession. Cet accompagnement est un atout, à condition de garder à l’esprit qu’il s’inscrit dans la logique de l’établissement.
Comme toujours, l’objectif n’est pas de « défiscaliser » à tout prix, mais d’organiser revenus et actifs de manière efficace et durable. Un regard indépendant — CGP, avocat fiscaliste, notaire — peut utilement compléter les propositions de la banque, notamment pour comparer les solutions. Notre page optimisation fiscale et transmission approfondit ces sujets.
La banque privée et les placements
La banque privée donne accès à une gamme de placements : mandats de gestion, fonds, produits structurés, et parfois marchés privés (private equity, dette privée) réservés à sa clientèle. Cette offre peut être riche, mais elle émane souvent du groupe. Comparer avec des solutions externes permet d’en apprécier la compétitivité et l’adéquation.
Le principe fondamental reste le même : le rendement et le risque évoluent de pair, et la diversification est le principal outil de maîtrise du risque. Quelle que soit la qualité de l’offre, l’allocation doit correspondre à votre horizon et à votre tolérance au risque, et les frais doivent être examinés au regard de la performance nette attendue.
Comprendre la performance nette
La performance affichée d’un placement n’est pas toujours la performance que vous percevez réellement. Entre les deux se glissent les frais : droits d’entrée, frais de gestion, commissions, frais des supports. La performance nette — après tous les frais — est le seul indicateur pertinent pour comparer des solutions et apprécier l’efficacité d’une offre.
C’est pourquoi il est essentiel de demander le total des frais, exprimé en pourcentage annuel, et de raisonner net. Un placement à la performance brute attractive mais aux frais élevés peut se révéler moins avantageux qu’une solution plus sobre. La transparence de la banque sur ce point est un bon indicateur de sa loyauté.
Comment choisir sa banque privée
Choisir une banque privée suppose de comparer plusieurs établissements sur des critères concrets : seuil d’accès, étendue et qualité des services, structure de frais, stabilité de l’interlocuteur, richesse de l’offre de placements et accès au crédit. La notoriété ne suffit pas : deux banques comparables peuvent offrir des conditions très différentes.
Il est aussi utile de confronter l’offre de la banque à celle d’un conseil indépendant, pour apprécier la compétitivité des frais et la neutralité des recommandations. Cette mise en concurrence, loin d’être un manque de confiance, est une saine précaution qui vous place en position de décider en connaissance de cause.
Points de vigilance
Quelques points méritent une vigilance particulière : la provenance des produits recommandés (maison ou marché), le total des frais et leur impact sur la performance nette, la stabilité du banquier privé, et les éventuels conflits d’intérêts liés à la distribution. Poser ces questions dès le départ vous évite des déconvenues.
Gardez enfin à l’esprit qu’aucun établissement ne peut garantir une performance : méfiez-vous de tout discours en ce sens. La valeur d’une banque privée réside dans ses services, son accès au crédit et son ingénierie, pas dans une promesse de rendement. Aborder la relation avec cette lucidité vous aidera à en tirer le meilleur parti.
En résumé
La banque privée offre la puissance d’un établissement, un accès facilité au crédit et une ingénierie patrimoniale intégrée, à partir d’un seuil de patrimoine. Sa principale limite tient au caractère souvent « maison » de son offre et à des frais qu’il faut examiner. Elle se compare utilement au CGP indépendant, plus neutre, et au family office, plus global.
Le meilleur choix dépend de vos priorités — indépendance, financement, gouvernance — et beaucoup de patrimoines combinent plusieurs interlocuteurs. Pour décider en connaissance de cause, comparez les offres concrètes, examinez les frais et, si besoin, faites-vous accompagner. Décrivez votre situation pour être orienté vers la solution la plus adaptée.
Banque privée et banque de détail : la différence
La banque privée se distingue de la banque de détail par son public, ses services et son niveau de personnalisation. Là où la banque de détail s’adresse à tous avec une offre standardisée, la banque privée cible une clientèle patrimoniale et propose un accompagnement dédié, une ingénierie plus poussée et un accès à des solutions spécifiques. Le seuil d’accès matérialise cette segmentation.
Cette montée en gamme s’accompagne d’un interlocuteur dédié et d’un service plus attentif, mais aussi, souvent, d’une logique de distribution des produits du groupe. Comprendre cette différence aide à situer ce que la banque privée peut apporter par rapport à une simple relation bancaire, et par rapport à un conseil indépendant.
Banque privée et assurance-vie
L’assurance-vie figure parmi les enveloppes les plus proposées par les banques privées, en épargne comme en transmission. La banque distribue généralement des contrats de sa compagnie ou de son groupe, ce qui peut limiter le choix des supports. La qualité d’un contrat s’apprécie à ses frais, à la diversité de ses supports et à ses options de gestion.
La clause bénéficiaire, déterminante pour la transmission, mérite une attention particulière et une révision régulière. Comparer le contrat proposé par la banque avec des offres externes permet d’apprécier sa compétitivité. Un CGP indépendant, qui compare plusieurs assureurs, apporte ici un point de vue complémentaire utile.
Banque privée et immobilier
La banque privée accompagne souvent les projets immobiliers de sa clientèle, notamment par le crédit. L’effet de levier — emprunter pour investir — peut être pertinent lorsque les conditions de financement sont favorables. La banque privée, grâce à son accès au crédit, est bien placée pour proposer des montages adaptés.
Elle peut aussi donner accès à des solutions immobilières (SCPI, OPCI, clubs deals) réservées à sa clientèle. Comme pour tout placement, ces solutions doivent s’intégrer dans une diversification cohérente et être examinées au regard de leurs frais, de leur liquidité et de leur fiscalité.
Banque privée et dimension internationale
Pour les clients à dimension internationale — expatriés, détenteurs d’actifs à l’étranger, familles réparties dans plusieurs pays — certaines banques privées disposent d’une présence et d’une expertise transfrontalières. Cet atout facilite la gestion d’un patrimoine mondial, la coordination des juridictions et la prévention des doubles impositions.
La complexité internationale (résidence fiscale, conventions, transmission transfrontalière) justifie toutefois de s’entourer aussi de conseils spécialisés. La banque privée apporte des moyens et une présence ; un conseil indépendant ou un family office peut apporter la coordination d’ensemble et la neutralité.
Banque privée et gestion de fortune
Les frontières entre banque privée et gestion de fortune sont parfois floues. Certaines banques privées proposent des services très haut de gamme comparables à ceux d’un gestionnaire de fortune, tandis que des gestionnaires de fortune indépendants s’appuient sur des banques privées pour l’exécution. La distinction tient davantage à l’indépendance et à l’approche qu’au seul niveau de service.
Pour un patrimoine élevé, il est souvent pertinent de comparer une offre de banque privée avec celle d’un gestionnaire de fortune indépendant, afin d’apprécier les différences d’indépendance, de comparaison du marché et de frais. Le meilleur choix dépend de vos priorités et peut combiner les deux.
Reporting, suivi et relation durable
La qualité du suivi distingue une bonne relation de banque privée. Un reporting clair et régulier, des points périodiques et un interlocuteur disponible sont essentiels pour piloter votre patrimoine et adapter la stratégie dans le temps. La relation gagne à s’inscrire dans la durée, ce qui suppose une certaine stabilité du banquier privé.
Interroger la banque sur l’organisation du suivi, la fréquence des points et le reporting fourni fait partie des questions à poser avant de s’engager. Une relation patrimoniale se construit dans le temps : la continuité et la connaissance fine de votre dossier comptent autant que la qualité ponctuelle d’une proposition.
Négocier les conditions
Les conditions d’une banque privée — frais de gestion, droits d’entrée, taux de crédit — ne sont pas toujours figées. Selon l’importance des avoirs confiés et la concurrence, une marge de négociation peut exister. Faire jouer la comparaison entre établissements, et avec des offres indépendantes, renforce votre position.
Aborder la question des frais sans complexe est légitime : ils pèsent directement sur la performance nette de votre épargne. Une banque privée sérieuse comprend cette démarche et y répond avec transparence. La négociation fait partie d’une relation équilibrée entre un client averti et son établissement.
Idées reçues sur la banque privée
« La banque privée, c’est réservé aux millionnaires. » Pas nécessairement : les seuils varient et certaines offres sont accessibles à des patrimoines plus modestes. « La banque privée offre forcément les meilleurs placements. » Faux : l’offre est souvent maison, et la comparaison avec le marché reste utile. « Passer en banque privée garantit de meilleurs rendements. » Non : aucun établissement ne promet de performance.
« Une fois client, on ne peut plus comparer. » Au contraire : vous restez libre de faire jouer la concurrence et de combiner plusieurs interlocuteurs. « La banque privée s’occupe de tout. » En partie, mais un regard indépendant sur la fiscalité, la transmission et les frais reste précieux pour décider en toute lucidité.
Banque privée et prévoyance
Au-delà de la gestion financière, la banque privée peut accompagner la protection des proches : contrats de prévoyance, articulation avec le régime matrimonial, clauses adaptées. Ces dispositifs mettent le conjoint et les enfants à l’abri en cas de décès ou d’incapacité, et complètent une stratégie patrimoniale cohérente.
Comme pour les autres sujets, un regard indépendant — notaire, avocat, conseil patrimonial — peut utilement compléter les propositions de la banque, notamment pour comparer les solutions et vérifier leur adéquation à votre situation familiale précise.
Transmission et jeunes générations
La banque privée intervient fréquemment sur la transmission, via son ingénierie patrimoniale : donations, démembrement, assurance-vie, structuration sociétaire. Anticiper permet d’utiliser pleinement les abattements et de transmettre dans de bonnes conditions. La préparation des jeunes générations à recevoir et gérer le patrimoine est un enjeu que certains établissements accompagnent également.
Cette dimension, plus humaine, gagne à être abordée tôt. Un patrimoine transmis à des héritiers non préparés peut se disperser. Là encore, la coordination avec un notaire et, le cas échéant, un conseil indépendant renforce la robustesse de la stratégie de transmission.
Comment se déroule l’entrée en relation
L’entrée en relation avec une banque privée débute généralement par un entretien de découverte, destiné à comprendre votre situation, vos objectifs et vos attentes. La banque évalue l’adéquation entre son offre et votre profil, puis formule des propositions. Ce premier échange est aussi l’occasion, pour vous, d’apprécier la clarté et la transparence de l’établissement.
Prenez le temps de comparer plusieurs établissements et de confronter leurs offres à celle d’un conseil indépendant. Une décision patrimoniale importante ne se prend pas dans l’urgence, et un établissement sérieux respectera votre besoin de réflexion et de comparaison.
Comparer avant de choisir
La meilleure protection du client reste la comparaison. Mettre en concurrence plusieurs banques privées, et les confronter à une offre indépendante, permet d’apprécier la compétitivité des frais, la richesse des placements, la qualité du suivi et l’accès au crédit. Cette démarche vous place en position de décider en connaissance de cause.
La comparaison ne traduit pas un manque de confiance : c’est une saine précaution, d’autant plus légitime que les écarts de frais et de qualité entre établissements peuvent être significatifs. Un client averti et exigeant obtient généralement de meilleures conditions et un meilleur service.
Confidentialité et relation de confiance
La confidentialité est un principe essentiel de la banque privée. Vos informations patrimoniales ne doivent être partagées qu’avec les personnes strictement nécessaires, et l’établissement doit respecter des standards élevés de protection des données. Cette discrétion est une condition de la relation de confiance.
Sur notre plateforme, la mise en relation respecte ce principe : vos informations ne sont transmises qu’au professionnel retenu pour votre demande, avec votre accord, et ne sont jamais revendues. La confiance, dans la durée, se construit sur cette combinaison de compétence, de transparence et de discrétion.
En résumé
La banque privée offre la puissance d’un établissement, un accès facilité au crédit et une ingénierie patrimoniale intégrée, à partir d’un seuil de patrimoine. Ses limites — offre souvent maison, frais à examiner, conflits d’intérêts potentiels — justifient de comparer ses propositions avec celles du marché et d’un conseil indépendant.
Le meilleur choix dépend de vos priorités, et de nombreux patrimoines combinent plusieurs interlocuteurs. Pour décider sereinement, examinez les frais, comparez les offres et, si besoin, faites-vous accompagner par un regard indépendant. Décrivez votre situation pour être orienté vers la solution la plus adaptée à vos objectifs.
Les grands types de banques privées
On distingue généralement plusieurs modèles : les banques privées adossées à un grand groupe bancaire universel, qui offrent l’intégration avec l’ensemble des services du groupe ; les banques privées indépendantes ou spécialisées, souvent plus petites et plus personnalisées ; et les entités de banque privée internationales, présentes dans plusieurs pays. Chaque modèle a ses atouts et ses limites.
Le choix entre ces modèles dépend de vos besoins : intégration et puissance d’un grand groupe, personnalisation d’une structure plus petite, ou présence internationale. Comparer plusieurs établissements, y compris de types différents, permet de trouver celui dont l’offre correspond le mieux à votre situation.
Banque privée et marchés privés
Les banques privées donnent souvent accès à des placements réservés à leur clientèle, notamment les marchés privés : private equity, dette privée, clubs deals immobiliers. Ces classes d’actifs peuvent apporter diversification et potentiel de rendement décorrélé, mais comportent des risques spécifiques d’illiquidité, d’horizon long et de perte en capital.
Elles ne conviennent pas à tous les profils et supposent d’immobiliser des sommes sur plusieurs années. Leur place dans votre allocation doit être évaluée avec soin, en proportion mesurée et dans une logique de diversification globale. La qualité de la sélection et la transparence des frais y sont particulièrement importantes.
Ce qu’il faut retenir
La banque privée est un interlocuteur puissant pour les patrimoines qui atteignent son seuil d’accès, particulièrement précieux pour le crédit et l’ingénierie. Sa principale limite reste le caractère souvent maison de son offre, qui invite à comparer avec le marché. La transparence des frais et la stabilité de l’interlocuteur sont des critères déterminants.
Envisagez la banque privée comme une pièce d’un dispositif, souvent complémentaire d’un conseil indépendant ou d’un family office, plutôt que comme une solution unique. En comparant les offres et en gardant un regard critique sur les frais et l’indépendance, vous en tirerez le meilleur, au service de vos objectifs patrimoniaux.
Souvent complémentaires : la banque privée facilite le financement, un conseil indépendant structure la stratégie globale et la transmission.
La banque privée apporte le crédit et l’effet de levier ; un conseil indépendant structure l’ensemble du patrimoine.
Un CGP indépendant est généralement mieux positionné pour comparer le marché sans offre maison.
Un family office coordonne les banques privées et conserve une vision consolidée et alignée.
Les termes clés à connaître
Service bancaire dédié à la clientèle patrimoniale, à partir d’un seuil de patrimoine.
Prêt garanti par un portefeuille de titres, utilisé notamment en banque privée.
Délégation de la gestion des placements à un professionnel, selon un mandat défini.
Structuration juridique et fiscale du patrimoine (sociétés, démembrement, transmission).
Frais prélevés lors de la souscription d’un produit ou d’un placement.
Situation où l’intérêt du distributeur peut diverger de celui du client.
Conseiller non rattaché à un producteur unique, comparant plusieurs fournisseurs.
Structure coordonnant l’ensemble du patrimoine et de la gouvernance d’une famille.
Structure mutualisant les services de family office entre plusieurs familles.
Rendement d’un placement après déduction de l’ensemble des frais.
Demande de la banque de renforcer les garanties d’un crédit lombard en cas de baisse des titres.
Investissement groupé de plusieurs clients sur une opération, souvent immobilière ou de private equity.
Organisme de placement collectif immobilier, mêlant immobilier et actifs financiers.
Désignation, dans un contrat d’assurance-vie, des personnes recevant le capital ; sa rédaction est déterminante.
Investissement dans des sociétés non cotées, illiquide et à horizon long, avec risque de perte en capital.
Recours à l’emprunt pour amplifier une capacité d’investissement ; il augmente le potentiel de gain comme de perte.
Cadre par lequel vous déléguez à un professionnel la gestion de vos placements selon votre profil.
Montant des actifs déposés auprès de l’établissement, souvent utilisé pour définir le seuil d’accès.
Mode où le banquier propose des orientations, la décision finale restant au client.
Répartition du patrimoine entre plusieurs actifs et horizons afin de réduire la concentration du risque.
Montant minimal requis pour accéder à un service ou à un placement réservé.
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En savoir plus→L’alternative indépendante.
En savoir plus→Coordonner le patrimoine familial.
En savoir plus→L’accompagnement premium.
En savoir plus→La démarche patrimoniale globale.
En savoir plus→Le point de départ de toute décision.
En savoir plus→Questions fréquentes
Quel patrimoine faut-il pour accéder à la banque privée ?
La banque privée est-elle indépendante ?
Peut-on cumuler banque privée et CGP ?
La banque privée garantit-elle un rendement ?
Qu’est-ce que le crédit lombard ?
Les frais d’une banque privée sont-ils élevés ?
Comment comparer une banque privée à un CGP ?
La mise en relation via cette plateforme est-elle confidentielle ?
La banque privée s’occupe-t-elle de la transmission ?
Existe-t-il des alternatives à la banque privée ?
Peut-on négocier les frais d’une banque privée ?
Le banquier privé change-t-il souvent ?
La banque privée convient-elle à un profil international ?
Faut-il tout confier à sa banque privée ?
Qu’est-ce que la gestion conseillée ?
La banque privée donne-t-elle accès au private equity ?
Banque privée, CGP ou family office : lequel pour vous ?
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