Qu’est-ce qu’un gestionnaire de fortune ?
Le gestionnaire de fortune est un professionnel qui accompagne les patrimoines importants dans la gestion, la structuration, la valorisation et la transmission de leurs actifs. Sa mission dépasse largement le simple placement : il coordonne l’ensemble des dimensions patrimoniales — financières, immobilières, professionnelles, fiscales et familiales — au sein d’une stratégie d’ensemble, pensée sur le long terme et souvent sur plusieurs générations.
Le terme recouvre des réalités proches de celles du conseiller en gestion de patrimoine, avec un positionnement généralement plus haut de gamme, plus sur-mesure et plus confidentiel. Là où un conseil patrimonial classique s’adresse à un public large, la gestion de fortune s’organise autour de patrimoines conséquents dont la complexité justifie un accompagnement approfondi et une coordination de plusieurs expertises.
Concrètement, le gestionnaire de fortune joue un rôle de chef d’orchestre. Il ne remplace pas nécessairement l’avocat fiscaliste, le notaire ou l’expert-comptable : il les fait travailler ensemble autour d’une vision cohérente, garante de l’intérêt du client. Cette capacité de coordination, associée à une bonne connaissance des marchés et des solutions patrimoniales, constitue le cœur de sa valeur ajoutée.
Cette page détaille en profondeur le métier de gestionnaire de fortune : à quels niveaux de patrimoine il s’adresse, quelles missions il couvre, comment il se distingue de la banque privée et du family office, quelles solutions il mobilise, comment il est rémunéré, et comment sont sélectionnés les professionnels auxquels notre plateforme peut vous mettre en relation.
Un mot, enfin, sur ce que la gestion de fortune n’est pas. Ce n’est pas une promesse de rendement, ni une recette miracle de défiscalisation, ni la vente d’un produit unique présenté comme la solution à tout. C’est une démarche méthodique, patiente et transparente, dont la valeur se mesure autant aux opportunités saisies qu’aux erreurs évitées. Aborder la relation avec cet état d’esprit — exigence, curiosité et vigilance — est le meilleur moyen d’en tirer parti.
Gestionnaire de fortune, banque privée ou family office ?
Trois modèles coexistent pour accompagner les patrimoines élevés, avec des logiques distinctes mais complémentaires. Les distinguer aide à choisir l’interlocuteur adapté à votre situation et à votre exigence d’indépendance.
La banque privée est un service, souvent adossé à un groupe bancaire, réservé à une clientèle patrimoniale à partir d’un certain seuil. Elle offre l’assise d’un établissement, un accès facilité au crédit (y compris le crédit lombard) et une gamme de solutions généralement issues du groupe. Son atout est la puissance de l’institution ; sa limite tient au caractère souvent « maison » de l’offre.
Le gestionnaire de fortune indépendant, à l’inverse, n’est pas rattaché à un établissement unique. Il peut comparer plusieurs fournisseurs et construire une recommandation orientée par l’intérêt du client. Sa valeur réside dans l’indépendance et la personnalisation de l’accompagnement, dans le cadre de ses habilitations réglementaires.
Le family office, enfin, s’adresse aux patrimoines les plus élevés. Il coordonne l’ensemble des enjeux d’une famille — investissements, immobilier, gouvernance, philanthropie, transmission — au sein d’une structure dédiée (single family office) ou mutualisée (multi-family office). Il va donc plus loin que la gestion de fortune individuelle en intégrant la dimension familiale et la gouvernance.
| Critère | Gestionnaire de fortune | Banque privée | Family office |
|---|---|---|---|
| Patrimoine visé | Élevé | À partir d’un seuil | Très élevé |
| Indépendance | Élevée (si indépendant) | Produits maison | Très élevée |
| Personnalisation | Forte, sur-mesure | Standardisée à élevée | Maximale |
| Gouvernance familiale | Selon la mission | Limitée | Centrale |
| Accès au crédit | Via partenaires | Intégré | Selon la structure |
| Rémunération | Honoraires / commissions | Frais & commissions | Honoraires |
Pour quels niveaux de patrimoine ?
Il n’existe aucun seuil réglementaire définissant l’accès à un gestionnaire de fortune. En pratique, l’accompagnement devient pertinent lorsque le patrimoine se diversifie et se complexifie : actifs financiers conséquents, immobilier significatif, participations professionnelles, dimension internationale ou projet de transmission structurant. Ce n’est donc pas seulement le montant qui compte, mais la complexité de la situation.
Les repères ci-dessous situent, à titre indicatif, l’interlocuteur le plus fréquemment adapté selon l’ampleur du patrimoine. Ils ne constituent pas une règle : chaque professionnel définit ses propres conditions d’accès, et de nombreuses situations justifient un accompagnement en deçà des montants évoqués.
Repères indicatifs à but pédagogique. Il n’existe pas de seuil réglementaire ; chaque professionnel définit ses conditions.
Les missions d’un gestionnaire de fortune
Le périmètre d’intervention est large et se module selon vos besoins. Un gestionnaire de fortune peut couvrir tout ou partie des domaines suivants, en coordination avec les autres experts de votre situation.
Construire et piloter une répartition diversifiée, alignée avec votre horizon et votre tolérance au risque.
Structurer revenus et actifs pour une efficacité fiscale durable, dans le respect de la réglementation.
Anticiper la succession et organiser le passage du patrimoine dans des conditions optimisées.
Structurer la détention et le financement, arbitrer et diversifier au-delà de la pierre en direct.
Utiliser cette enveloppe souple en épargne comme en transmission, avec une clause bénéficiaire soignée.
Accéder au private equity, à la dette privée et à l’immobilier non coté, selon votre profil.
Holdings, SCI et gouvernance pour organiser un patrimoine familial complexe.
Coordonner résidence fiscale, conventions et actifs détenus dans plusieurs pays.
Répartition illustrative — elle varie selon chaque situation et n’a pas valeur de recommandation.
Conseil ou gestion sous mandat ?
La relation avec un gestionnaire de fortune peut prendre deux grandes formes. Dans le conseil, le professionnel vous propose des orientations et des arbitrages, mais vous conservez la décision finale. Dans la gestion sous mandat (ou gestion discrétionnaire), vous déléguez la gestion de tout ou partie de vos actifs à un professionnel qui décide dans le cadre d’un mandat défini, correspondant à votre profil de risque et à vos objectifs.
Le choix dépend de votre disponibilité, de vos connaissances et de votre souhait d’être ou non aux commandes. La gestion sous mandat convient à ceux qui préfèrent confier le pilotage à un expert ; le conseil convient à ceux qui souhaitent rester décisionnaires. Dans les deux cas, la transparence sur les frais et sur le mandat est essentielle, tout comme un reporting régulier et lisible.
Les marchés privés : private equity, dette et immobilier non coté
L’accès aux marchés privés — private equity, dette privée, infrastructures, immobilier non coté — constitue souvent un marqueur de la gestion de fortune. Ces classes d’actifs peuvent offrir une diversification et un potentiel de rendement décorrélé des marchés cotés, mais elles comportent des risques spécifiques : illiquidité, horizon d’investissement long, complexité et risque de perte en capital.
Elles ne conviennent pas à tous les profils et supposent une capacité à immobiliser des sommes sur plusieurs années. Le rôle du gestionnaire de fortune est d’évaluer si ces solutions ont leur place dans votre allocation, en quelle proportion, et de sélectionner des véhicules adaptés. Elles s’inscrivent toujours dans une logique de diversification globale, jamais comme un pari isolé.
Immobilier patrimonial et structuration
Pour les patrimoines élevés, l’immobilier ne se limite pas à la détention en direct. La structuration via des sociétés (SCI, holding), le recours au démembrement, l’arbitrage entre détention et cession, ou l’usage de véhicules comme les SCPI et les OPCI, permettent d’optimiser la détention, la fiscalité et la transmission. Chaque montage répond à un objectif précis et comporte ses contraintes.
Le gestionnaire de fortune intègre l’immobilier dans la vision d’ensemble : il veille à ce que le poids de la pierre reste cohérent avec la diversification globale, à ce que la liquidité soit suffisante, et à ce que la fiscalité (revenus fonciers, IFI, plus-values) soit anticipée. L’immobilier reste un pilier, mais un pilier parmi d’autres.
Fiscalité, IFI et efficacité patrimoniale
À mesure que le patrimoine croît, la fiscalité gagne en importance. Impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, impôt sur la fortune immobilière (IFI), fiscalité des plus-values et des successions : leur combinaison peut peser lourdement si elle n’est pas anticipée. L’objectif n’est jamais de « défiscaliser » pour défiscaliser, mais d’organiser revenus et actifs de la manière la plus efficace, après impôt et dans la durée.
Le gestionnaire de fortune identifie les leviers pertinents — enveloppes fiscalement cadrées, démembrement, structuration sociétaire, donations — et les articule avec vos objectifs. Il travaille en lien avec des spécialistes (avocat fiscaliste, notaire) pour sécuriser les montages, car en matière fiscale, la robustesse juridique prime sur l’optimisation maximale. Notre page optimisation fiscale et transmission approfondit ces mécanismes.
Transmission et structuration familiale
La transmission est au cœur de la gestion de fortune. Un patrimoine important, transmis sans préparation, peut entraîner des droits élevés, des situations d’indivision et des tensions. Anticipée, la transmission permet d’utiliser pleinement les abattements, d’étaler les donations et d’organiser la gouvernance familiale.
Les outils sont nombreux : donations en pleine ou nue-propriété, démembrement, assurance-vie, holding patrimoniale, pacte Dutreil pour les entreprises familiales. Le gestionnaire de fortune aide à choisir et à combiner ces dispositifs selon votre situation, et à préparer la génération suivante à recevoir et à gérer le patrimoine — un enjeu souvent sous-estimé.
La dimension internationale
La mobilité et la détention d’actifs à l’étranger ajoutent une complexité importante. Résidence fiscale, conventions internationales, fiscalité des revenus et des plus-values selon les pays, transmission transfrontalière : chaque situation exige une analyse fine et une coordination entre les conseils locaux. Une opération peut être traitée très différemment d’un pays à l’autre.
Le gestionnaire de fortune apporte, dans ces contextes, une vision d’ensemble et une capacité de coordination. Il veille à la cohérence globale de la stratégie, à l’articulation entre les intervenants et à la prévention des doubles impositions. La dimension internationale est l’un des domaines où l’accompagnement prend le plus de valeur.
Confidentialité et discrétion
La discrétion est consubstantielle à la gestion de fortune. Les patrimoines importants exigent une confidentialité stricte, tant pour des raisons de sécurité que de respect de la vie privée. Vos informations ne doivent être partagées qu’avec les personnes strictement nécessaires, et avec votre accord.
Sur notre plateforme, la mise en relation respecte ce principe à chaque étape : vos données ne sont transmises qu’au professionnel retenu pour votre demande, avec votre accord, et ne sont jamais revendues. La confidentialité n’est pas une option, c’est une condition de la relation de confiance.
Cette exigence de discrétion s’étend à la manière de communiquer, de conserver les documents et d’échanger les informations. Un professionnel habitué aux patrimoines importants met en place des pratiques adaptées et sait rester mesuré. La confiance se construit précisément sur cette combinaison de compétence et de retenue, qui caractérise les meilleures relations patrimoniales.
Immatriculation ORIAS et habilitations (CIF, IAS, IOBSP) contrôlées.
Examen de l’expérience et des références professionnelles du cabinet.
Mise en correspondance avec la nature et la complexité de votre patrimoine.
Présentation confidentielle d’un professionnel adapté, sans engagement.
Vérifications réalisées en amont de toute mise en relation.
Honoraires et rémunération
La rémunération d’un gestionnaire de fortune combine généralement plusieurs sources : honoraires de conseil, frais de gestion sous mandat (souvent un pourcentage des encours), commissions et rétrocessions, auxquels s’ajoutent les frais propres aux supports. Comprendre cette structure est essentiel, car elle influe sur l’indépendance du conseil.
Un professionnel transparent détaille l’ensemble de sa rémunération par écrit et vous explique qui le rémunère et à quelle hauteur. La question à poser est simple : « quel est le coût total, tout compris, de cet accompagnement, et comment êtes-vous rémunéré ? » La clarté de la réponse est un bon indicateur de la qualité de la relation.
Illustration qualitative de la fréquence relative des modèles ; ne représente pas des montants.
Comment choisir votre gestionnaire de fortune ?
Le choix d’un gestionnaire de fortune engage la relation dans la durée. Au-delà de la confiance, quatre axes concrets permettent de départager les cabinets : le cadre réglementaire, l’indépendance réelle, la transparence des frais et la qualité du suivi. Ils valent autant, sinon plus, que la promesse commerciale.
Statuts vérifiés et cohérents avec les prestations proposées (ORIAS, CIF, IAS, IOBSP).
Capacité à comparer plusieurs fournisseurs et à recommander dans votre intérêt.
Rémunération et frais détaillés et écrits, sans zone d’ombre.
Reporting clair, points réguliers et interlocuteur stable dans le temps.
Quatre axes pour départager deux cabinets.
Les erreurs à éviter
Certaines erreurs se retrouvent fréquemment, y compris chez des personnes averties. Les connaître aide à les prévenir.
- Confondre performance passée et performance future, ou céder à une promesse de rendement.
- Concentrer excessivement le patrimoine sur une seule classe d’actifs.
- Négliger la liquidité au profit d’un rendement affiché.
- Sous-estimer l’impact fiscal d’un arbitrage ou d’une cession.
- Reporter la préparation de la transmission.
- Signer sans avoir compris la rémunération et les frais totaux.
- Choisir un interlocuteur sur la seule notoriété, sans vérifier ses statuts.
Cas pratiques
Les situations suivantes illustrent le rôle d’un gestionnaire de fortune. Elles sont indicatives et ne constituent pas des recommandations : chaque cas réel doit être étudié individuellement.
Réinvestir le produit d’une cession suppose de définir une allocation, d’anticiper la fiscalité, d’envisager les marchés privés et d’organiser la transmission future — sans précipitation.
Coordonner immobilier, actifs financiers et participations, tout en préparant la transmission et en associant la génération suivante.
Articuler résidence fiscale, actifs détenus dans plusieurs pays et conventions, avec une coordination entre conseils locaux.
Introduire progressivement des marchés privés et de l’immobilier structuré dans une allocation jusque-là concentrée.
Comment se déroule l’entrée en relation
Le premier contact vise à comprendre votre situation et vos attentes, sans engagement. Il permet de cerner la nature et l’ampleur de votre patrimoine, vos objectifs prioritaires et le type d’accompagnement recherché — conseil ou gestion sous mandat, ponctuel ou continu. Ce premier échange est aussi l’occasion, pour vous, d’évaluer la clarté, l’écoute et la transparence de votre interlocuteur.
Vient ensuite, si vous le souhaitez, un bilan approfondi : recensement des actifs et des passifs, analyse des flux, examen de la fiscalité et cartographie des objectifs. Ce diagnostic sert de base à une proposition de stratégie, présentée de manière lisible et hiérarchisée. Rien n’est mis en œuvre sans votre accord, et vous restez libre du rythme comme des décisions.
Un professionnel sérieux consacre du temps à cette phase de découverte : la qualité du conseil dépend directement de la précision du diagnostic. Méfiez-vous d’une proposition de produit formulée avant même l’analyse complète de votre situation : c’est souvent le signe d’une logique de distribution plutôt que de conseil.
Le reporting et le suivi dans la durée
Une relation de gestion de fortune s’inscrit dans le temps long. Le suivi prend la forme de points réguliers et d’un reporting clair, qui rendent compte de l’évolution de votre patrimoine, de la performance des placements et des ajustements réalisés. Un bon reporting est lisible, complet et honnête, y compris sur les périodes moins favorables.
Ce suivi permet d’adapter la stratégie aux évolutions de votre vie (mariage, naissance, cession, héritage), des marchés et de la fiscalité. Il distingue un accompagnement véritable d’une simple vente : le premier vous suit dans la durée, le second s’arrête à la signature. La stabilité et la disponibilité de votre interlocuteur comptent alors autant que la stratégie initiale.
Gestion de fortune, philanthropie et engagement
Pour de nombreux détenteurs de patrimoines importants, la philanthropie occupe une place croissante. Fondation, fonds de dotation, dons, mécénat : plusieurs cadres permettent de soutenir des causes tout en s’inscrivant dans une stratégie patrimoniale et fiscale cohérente. Le gestionnaire de fortune aide à structurer cette démarche selon vos valeurs et vos objectifs.
L’investissement responsable et durable s’inscrit dans la même logique : de plus en plus de clients souhaitent que leur allocation reflète leurs convictions. Intégrer des critères extra-financiers, tout en veillant à la diversification et au couple rendement-risque, fait aujourd’hui partie des sujets abordés dans un accompagnement patrimonial complet.
Prévoyance et protection des proches
Au-delà de la valorisation du patrimoine, la protection des proches est un volet essentiel. En cas de décès ou d’incapacité, des dispositifs de prévoyance et une organisation juridique adaptée (clauses, mandats de protection, régime matrimonial) mettent le conjoint et les enfants à l’abri. Anticiper ces situations évite bien des difficultés au moment où elles surviennent.
Le gestionnaire de fortune examine ces questions avec vous et coordonne, si nécessaire, l’intervention d’un notaire ou d’un avocat. La protection familiale n’est pas un sujet secondaire : elle donne tout son sens à une stratégie patrimoniale, en garantissant que le patrimoine constitué bénéficie bien à ceux à qui il est destiné.
Gérer la trésorerie et les liquidités
La gestion des liquidités est souvent négligée alors qu’elle est stratégique. Conserver une épargne de précaution disponible, placer la trésorerie excédentaire sur des supports adaptés à son horizon, et éviter de laisser dormir des sommes importantes sans objectif : ces réflexes simples améliorent l’efficacité globale du patrimoine.
Pour un dirigeant, la question se double d’un enjeu professionnel : articuler la trésorerie de l’entreprise et le patrimoine privé suppose une vision d’ensemble. Le gestionnaire de fortune veille à cette cohérence, en distinguant clairement ce qui relève du privé et du professionnel, et en calibrant la part disponible, la part sécurisée et la part investie à long terme.
Gestion de fortune et dirigeant : articuler privé et professionnel
Chez le dirigeant, le patrimoine professionnel représente souvent l’essentiel de la valeur, ce qui crée une forte concentration du risque. La gestion de fortune consiste alors à diversifier progressivement hors de l’entreprise, à structurer la détention (holding), à préparer la cession et à organiser la transmission — le tout en articulation avec l’expert-comptable et l’avocat de la société.
Anticiper, plusieurs années avant une cession, ouvre un éventail d’options bien plus large qu’une décision prise dans l’urgence. La coordination entre les conseils, la préparation de la fiscalité de la plus-value et la réflexion sur l’emploi futur du produit de cession font partie des chantiers clés d’un accompagnement de qualité.
Idées reçues sur la gestion de fortune
« La gestion de fortune, c’est réservé aux ultra-riches. » En partie seulement : si elle vise des patrimoines élevés, la pertinence tient surtout à la complexité de la situation. « Un gestionnaire de fortune garantit de meilleurs rendements. » Faux : aucun professionnel sérieux ne promet de performance ; son rôle est de structurer, diversifier et coordonner, pas de prédire les marchés.
« Passer par une grande institution suffit. » Cela dépend de vos priorités : une banque privée offre puissance et crédit, mais l’indépendance et la comparaison du marché sont l’apanage d’un gestionnaire indépendant. « La confidentialité va de soi. » Elle doit être vérifiée et contractualisée, jamais présumée.
Les grandes classes d’actifs
Comprendre les briques d’une allocation aide à dialoguer avec son gestionnaire. Les liquidités et le monétaire offrent sécurité et disponibilité, au prix d’un rendement modeste. Les produits obligataires apportent des revenus réguliers et une volatilité généralement plus contenue que les actions, mais restent sensibles aux taux d’intérêt et au risque de crédit.
Les actions représentent une part du capital d’entreprises cotées : leur potentiel de rendement de long terme s’accompagne d’une volatilité plus marquée et d’un risque de perte en capital. L’immobilier, en direct ou via des véhicules comme les SCPI, procure des revenus et une diversification, avec une liquidité moindre. Les marchés privés (private equity, dette privée) complètent l’éventail pour les profils adaptés, en échange d’un horizon long et d’une illiquidité assumée.
Aucune classe d’actifs n’est « bonne » ou « mauvaise » dans l’absolu : tout dépend de sa place dans une allocation d’ensemble, de votre horizon et de votre tolérance au risque. C’est précisément cette mise en cohérence que réalise un gestionnaire de fortune, en dosant chaque brique selon votre situation.
Le couple rendement-risque et la diversification
Un principe traverse toute la gestion de fortune : le rendement et le risque évoluent de pair. Aucun placement ne cumule sécurité totale, forte performance et liquidité immédiate. Rechercher un rendement supérieur suppose d’accepter une part de risque et, souvent, une moindre disponibilité. Toute promesse contraire doit éveiller la vigilance.
La diversification est le principal outil de maîtrise du risque. Répartir le patrimoine entre plusieurs classes d’actifs, zones géographiques, secteurs et horizons réduit la dépendance à un événement unique. Elle ne supprime pas le risque, mais en atténue la concentration. Associée à un horizon long, elle permet de traverser les cycles de marché avec davantage de sérénité.
Le temps joue un rôle décisif. Sur une longue période, la capitalisation des gains et le lissage des points d’entrée atténuent l’impact des fluctuations. À l’inverse, un besoin de liquidité à court terme impose des supports sécurisés. Aligner l’horizon de chaque poche d’épargne avec l’usage prévu est l’un des réflexes les plus utiles d’une gestion rigoureuse.
Gestion de fortune et immobilier international
La détention d’immobilier à l’étranger, fréquente chez les patrimoines élevés, soulève des questions spécifiques : fiscalité locale, mode de détention, transmission transfrontalière et articulation avec la fiscalité française. Une résidence secondaire à l’étranger ou un investissement locatif hors de France doit s’intégrer à la stratégie globale, sous peine d’effets fiscaux non anticipés.
Le gestionnaire de fortune coordonne, dans ces situations, les conseils locaux et veille à la cohérence d’ensemble. Il aide à choisir le mode de détention adapté, à anticiper la fiscalité et à préparer la transmission de ces actifs, en tenant compte des conventions internationales applicables.
Préparer la génération suivante
Transmettre un patrimoine ne se limite pas à en organiser le passage juridique et fiscal : il s’agit aussi de préparer les héritiers à recevoir et à gérer ce patrimoine. Sensibiliser la génération suivante aux principes de gestion, à la gouvernance familiale et aux responsabilités qui accompagnent un patrimoine important fait partie d’un accompagnement complet.
Cette dimension humaine, souvent sous-estimée, conditionne la pérennité du patrimoine sur plusieurs générations. Un patrimoine bien structuré mais transmis à des héritiers non préparés peut se disperser rapidement. Le gestionnaire de fortune, parfois en lien avec un family office, contribue à cette transmission de savoir autant que de capital.
Les questions à poser avant de choisir
Avant de vous engager, quelques questions permettent de lever les principales incertitudes. Interrogez votre interlocuteur sur ses statuts et habilitations, sur son indépendance vis-à-vis des fournisseurs, et sur sa rémunération totale, tout compris. Demandez comment il organise le suivi, à quelle fréquence, et sous quelle forme de reporting.
Interrogez-le également sur sa manière de gérer les périodes défavorables, sur les frais des supports qu’il recommande, et sur la façon dont il garantit la confidentialité de vos informations. La qualité et la franchise des réponses en disent souvent plus long que n’importe quelle plaquette commerciale. Un professionnel confiant dans sa proposition répond à ces questions avec clarté et sans détour.
Enfin, prenez le temps de la réflexion. Une décision patrimoniale importante ne se prend pas dans l’urgence ; un professionnel sérieux respectera votre besoin de comparer et de mûrir votre choix. La mise en relation via notre plateforme reste, à chaque étape, sans engagement.
Les termes clés de la gestion de fortune
Délégation de la gestion des actifs à un professionnel, selon un mandat défini.
Investissement dans des sociétés non cotées, illiquide et à horizon long, avec risque de perte en capital.
Prêt garanti par un portefeuille de titres, utilisé notamment en banque privée.
Société détenant des participations, utile à la structuration et à la transmission.
Structure mutualisant les services de family office entre plusieurs familles.
Impôt sur la fortune immobilière, dû au-delà d’un seuil de patrimoine immobilier net taxable.
Désignation, dans un contrat d’assurance-vie, des personnes recevant le capital ; sa rédaction est déterminante.
Financement de sociétés hors marchés cotés, classe d’actifs des marchés privés.
Société civile de placement immobilier : investir dans l’immobilier sans gestion locative directe, avec mutualisation du risque.
Dispositif facilitant la transmission d’une entreprise familiale sous conditions.
Pays dans lequel une personne est imposable sur l’ensemble de ses revenus ; déterminante en contexte international.
Structure permettant d’affecter des biens à une œuvre d’intérêt général, utilisée en philanthropie.
Compte rendu régulier de l’évolution du patrimoine, de la performance et des arbitrages réalisés.
Organisme de placement collectif immobilier, véhicule mêlant immobilier et actifs financiers, plus liquide qu’une SCPI.
Organisation des décisions et des règles au sein d’une famille détentrice d’un patrimoine, souvent portée par un family office.
Répartition de l’épargne entre classes d’actifs selon l’horizon et la tolérance au risque ; pierre angulaire de la stratégie financière.
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En savoir plus→Anticiper la transmission.
En savoir plus→Le point de départ de toute stratégie.
En savoir plus→Questions fréquentes
Quelle différence entre gestionnaire de fortune et CGP ?
À partir de combien fait-on appel à un gestionnaire de fortune ?
Est-ce plus cher qu’une banque privée ?
Un gestionnaire de fortune garantit-il un rendement ?
Puis-je déléguer entièrement la gestion ?
La mise en relation est-elle confidentielle ?
Les marchés privés sont-ils accessibles à tous ?
Comment vérifier le sérieux d’un gestionnaire de fortune ?
Gestion de fortune et family office, quelle différence ?
Faut-il une dimension internationale pour être concerné ?
Le gestionnaire de fortune s’occupe-t-il de la philanthropie ?
Puis-je intégrer des critères responsables à mon allocation ?
Comment se protège-t-on en cas d’aléa de la vie ?
Combien de temps faut-il pour mettre en place une stratégie ?
Peut-on changer de gestionnaire de fortune ?
Le premier rendez-vous engage-t-il à quelque chose ?
Faut-il regrouper tous ses avoirs chez un seul interlocuteur ?
Comment est protégée l’information sur mon patrimoine ?
Un patrimoine important mérite un interlocuteur à la hauteur
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